Scandale en France : 9 députés remboursent des sommes détournées et échappent à des poursuites judiciares

Un scandale qui passe totalement sous silence dans les médias de masse. Il faut dire qu’en cette période de campagne présidentielle où les candidats se déclarent une guerre sans merci, le scandale attire l’attention de très peu de Français. Et pourtant, il est d’une gravité extrême.

En effet, Lecourrier-du-soir.com a appris ce 11 mars de plusieurs sources fiables, dont LaDépêche.fr que 9 parlementaires ou ex-parlementaires ont échappé à des poursuites judiciaires en remboursant des sommes détournées. Les montants évoqués par le média sont colossaux. La source parle de sommes oscillant entre 6707 euros et 47299 euros.

“Ils ont détourné de l’argent public mais ne seront pas inquiétés. Les neuf parlementaires ou ex-parlementaires ont remboursé au Sénat ou à l’Assemblée des “dépenses considérées comme inéligibles” à l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) et ont échappé par conséquent à des poursuites judiciaires pour détournement de fonds publics, a indiqué vendredi le Parquet national financier (PNF) sur son site”, indique la source. Ce 11 mars, l’information a été relayée par Le Figaro.

Il convient de souligner que ce n’est pas la première fois que le Parlement français est mis en cause. En effet, en janvier 2021, il a été rapporté par RTL qu’en pleine pandémie, le train de vie des députés avait connu une hausse passant de 18 500 euros à 21 700 euros. Cette hausse devait couvrir des dépenses liées à des frais de courrier, de téléphone et de taxi des députés.

Selon RTL, la décision d’augmenter cette enveloppe avait été prise par trois députés : Florian Bachelier, Laurianne Rossi et Eric Ciotti. Ces derniers ont ainsi augmenté de 15% la dotation matérielle des députés, communiqué appelée DMD. Qu’est-ce que cela veut dire concrètement? La DMD passera de 18 950 euros à 21 700 euros par an et par député. Et le média précise : “cette dotation matérielle des députés (DMD) permet de couvrir les frais de téléphone, de courrier, de taxi et sera fusionnée avec les frais informatiques”.

Ainsi, selon RTL, l’augmentation de cette enveloppe s’explique par le fait que la crise empêche les députés “d’être au contact des électeurs et garder ce lien avec eux à un certain prix”. Les trois questeurs ayant été à l’origine de cette hausse rassurent en précisant que cette dotation matérielle ne coûtera pas un euro de plus au contribuable.