Violences policières en France : le Venezuela dénonce la « répression excessive » et soutient les manifestants

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Le Venezuela a dénoncé les violences policières qui ont émaillé les récentes manifestations contre la réforme des retraites au moment où les violences policières font rage dans le pays

Désormais, il n’y a pas que les manifestants français à s’inquiéter de la violence policière dans leur pays. A l’international, le sujet attire l’attention de plusieurs Etats, dont le Venezuela, pays qui, ces dernières années, s’est fait connaître par une instabilité politique qui fait planer le doute sur un éventuel coup d’Etat militaire.

En effet, le chef de la diplomatie vénézuélienne, Jorge Arreaza, a dénoncé ce 11 janvier la violence policière depuis son compte twitter officiel. Et son message risque de ne pas plaire à Emmanuel Macron. « Au bout de 15 mois de protestations, le gouvernement français est incapable d’apporter des solutions aux revendications du peuple », pouvait-on lire.

« La réponse de la France est la répression excessive »

Et d’ajouter : « sa réponse est la répression excessive et sans pitié. Le Venezuela se solidarise avec les luttes justes des travailleurs de France et appelle au dialogue ». Dans son twitte, le ministre des Affaires étrangères du Venezuela a intégré la vidéo d’une manifestation organisée ce 9 janvier en plein cœur de Paris et qui a été réprimée par les forces de l’ordre.

Il convient de rappeler que ce n’est pas la première fois que le gouvernement du Venezuela se prononce sur les manifestations qui secouent la France. En effet, dès le début de la crise des Gilets Jaunes, le président Nicolas Maduro avait apporté son soutien au mouvement soulignant l’estime que ces manifestants français avaient pour lui. « Les Gilets Jaunes nous voient d’un bon œil, ils m’ont envoyé un gilet jaune comme cadeau. Peut-être que je le porterai demain », avait-il déclaré face à ses sympathisants.

« Une violence policière qui divise »

La position de Venezuela sur les manifestations qui secouent la France n’a pas encore suscité une réaction de Paris. Une chose est cependant sûre : la position de Caracas intervient dans un contexte social très tendu marqué par la prolifération de manifestations contre le régime et une violence policière qui plonge l’Exécutif dans l’embarras.

Une violence policière dénoncée par de nombreuses organisations internationales qui, ces derniers mois, n’ont cessé d’exiger que des enquêtes soient ouvertes contre des policiers ou CRS filmés en train de réprimer violemment des manifestants, le plus souvent totalement désarmés.