Bagarres entre gendarmes et pompiers : la République n’a jamais été aussi affaiblie

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Des images surréalistes qui ont fait le tour de la France. Il ne s’agissait pas d’altercations entre policiers et Gilets Jaunes, mais plutôt entre policiers et pompiers lors de leur manifestation ce 15 octobre à Paris. Les images filmées dans un contexte de colère sociale extrêmement complexe indigne plus d’un. Sincèrement, on aurait dû éviter d’en arriver là.

Dans une vidéo diffusée sur Twitter, les internautes n’en revenaient pas. En effet, on y voyait un groupe de gendarmes lourdement armés s’en prendre vigoureusement à des pompiers. A voir les images, on se croirait dans une zone de guerre. En plein Paris, on n’entendait que des cris et des coups de gaz lacrymogène.

Dans une autre vidéo, filmée en plein Paris, l’on a pu voir des pompiers agenouillés devant des CRS qui se trouvaient à quelques mètres, mains sur la tête, applaudissant. Une image très forte qui a été commentée par des centaines d’internautes à la fin de la manifestation de ce 15 octobre.

Les images filmées ce mardi n’honorent personne. Ni le gouvernement en place, ni les policiers et les gendarmes, encore moins les pompiers. Mais, elles traduisent un malaise très profond qui est en train, petit à petit, de gagner tous les corps de métiers en France : la police, l’enseignement, les urgences et sans oublier les retraités.

Depuis la crise des Gilets Jaunes, la République est mise à l’épreuve. Elle est certes affaiblie, mais totalement pas menacée, car l’Etat reste très fort et parvient, malgré tout, à contrôler une situation politique insoutenable. Mais, la question est celle-ci : jusqu’à quand va durer cette méfiance vis-à-vis d’un gouvernement totalement dépassé par les événements ?

Dans un contexte politico-social, le dialogue est l’ultime solution. Mais, qui veut ce dialogue aujourd’hui ? Macron veut à tout prix réussir sa mission de réformer la France, en assumant toutes les responsabilités d’une telle politique. L’opposition, très colère, ne croit plus en la volonté de l’Exécutif d’en finir avec une crise politico-sociale qui pourrait finir très mal.

Le fil de confiance qui liait gouvernants et gouvernés a-t-il été rompu ? Cela semble être le cas aujourd’hui. Et cette situation est d’autant plus grave que Macron n’a même pas encore achevé son premier mandat et sa mission de réformer le pays, si elle a porté ses fruits, ne l’a été qu’à moitié.

Je rappelle que face à cette situation chaotique, une autre question, extrêmement explosive, risque de diviser davantage le pays : l’Islam. Depuis plus d’une semaine, l’Islam semble être le problème numéro 1 d’un pays qui fait face à de nombreux défis. L’Islam radical est certes un grand danger dont il faut à tout prix se débarrasser. Mais, la question sociale que les médias font semblant de ne pas voir pour ne pas plonger l’Exécutif dans l’embarras risque de nous rattraper.

Le jour où ça pétera, il sera malheureusement trop tard de trouver une issue à la crise. J’ose espérer qu’on en sera pas là et j’ose espérer aussi que Macron arrivera à rétablir l’ordre et la confiance. Je n’ai aucun doute qu’il peut le faire.