Guerre au Yémen : pour séduire les pays du Golfe, la Grèce prête ses missiles Patriot à l’Arabie Saoudite

La Grèce va prêter à l’Arabie Saoudite des missiles Patriot afin de faire face à la menace des rebelles Houthis basés au Yémen. L’accord a été signé ce 21 avril à Riyad entre les deux pays

Après une longue période de vaches maigres marquée par une crise économique sans précédent, la Grèce veut désormais se repositionner dans l’échiquier politique international et fait son entrée dans la cour des grands. Ainsi, après s’être invité dans la crise libyenne et après avoir récemment signé un énorme contrat d’armement de 1,65 milliards de dollars avec Israël, Athènes se tourne vers le Golfe pour y nouer des alliances.

En effet, plusieurs sources dont le média grec GreekCityTimes.com ont révélé ce 21 avril la signature d’un accord entre la Grèce et l’Arabie Saoudite en vertu duquel Athènes s’engage à fournir à Riyad des missiles Patriot pour assurer la défense de l’espace aérien saoudien ainsi que ses infrastructures face à la menace des rebelles Houthis basés au Yémen.

L’accord de défense a été magnifié par Nikos Dendias, ministre grec des Affaires étrangères qui l’a signé à Riyad. Sur Twitter, le chef de la Diplomatie grecque n’a pas pu cacher sa satisfaction. “Nous avons signé un accord avec le Conseil de Coopération du Golfe qui était un objectif à long terme entre les deux partenaires. Nous avons signé un accord pour envoyer des missiles Patriot en Arabie Saoudite”, s’est-il félicité.

“Accord de défense de 1,65 milliard de dollars entre la Grèce et Israël”

L’information a été confirmée par le média saoudien Arab News qui précise que la délégation grecque a rencontré le ministre saoudien de la Défense Khalid Ben Salman et le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faysal Ben Farhane. Parmi les sujets abordés, il y a eu entre autres l’épineuse question de la sécurité dans la région.

Cet accord signé entre la Grèce et l’Arabie Saoudite intervient trois jours après un autre accord de défense signé entre la Grèce et l’Etat d’Israël et dont le coût est estimé à 1,65 milliard de dollars. D’après le média israélien Jerusalem Post, il s’agit là du plus grand accord de défense jamais signé entre les Athènes et Tel Aviv.