Immigration en France : les expulsions ont coûté à l’Etat 500 millions d’euros en 2018

0
227

Les expulsions des étrangers en situation irrégulière coûtent à l’Etat français un demi-milliard d’euros. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par Le Parisien et publiée ce 5 juin

Les expulsions des étrangers en situation irrégulière de la France coûtent excessivement cher  à l’Etat. C’est en effet ce que révèle une enquête publiée par Le Parisien qui s’est basé sur un rapport parlementaire. En effet, rien qu’en 2018, les expulsions ont coûté à l’Etat français 500 millions d’euros.

Selon Le Parisien, contrairement à ce que pensent beaucoup de Français, les expulsions forcées coûtent plus de six fois plus cher qu’un retour aidé dans le pays d’origine. « En moyenne, 13 800 euros contre 2 500 euros. Nos voisins européens sont nombreux à favoriser les retours aidés », note Le Parisien.

Dans son article, le média français présente des chiffres inédits. Ainsi, l’on apprend que le coût d’un retour forcé est estimé à 13 794 euros, le contrôle et l’interpellation (hors outre-mer) coûtent à l’Etat 551 euros, la procédure en préfecture est estimée à 818 euros, la surveillance en centre de rétention administrative est évaluée à 5 710 euros, les frais de dépense et de condamnation s’élèvent à 1 104 euros, les frais de justice sont estimés à 3 429 euros, l’éloignement (frais de personnel et frais aériens) est estimé à 1 235 euros.

« 330 000 étrangers en situation irrégulière en France »

Le Parisien note que le total des retours aidés en France métropole et outre-mer sont estimés à 10 676 cas. Le coût moyen d’un retour aidé s’élève à 2 509 euros. L’hébergement en CPAR (Centre de Préparation au Retour) coûte à l’Etat 669 euros, les transports coûtent à l’Etat 541 euros, le pécule est estimé à 898 euros. A cela s’ajoutent 945 euros pour les aides à la réinsertion.

Dans son article, Le Parisien a cité le top 5 des éloignements forcés. Ainsi, l’Albanie arrive en tête avec 2 112 cas, la Roumanie occupe la seconde place avec 1 909 cas. L’Algérie occupe la troisième place avec 1 525 cas et est suivie du Maroc qui compte 1 161 cas. Le Soudan arrive en 5ème position avec 872 cas. Pour rappel, la France compte 330 000 étrangers en situation irrégulière et 33 960 cas d’éloignements forcés en 2018.