Mauvaise nouvelle pour Macron : son cabinet de conseil a été condamné à 63 millions de dollars pour corruption

Le cabinet américain McKinsey qui conseille Emmanuel Macron dans sa campagne de vaccination vient d’être condamné à une amende de 870 millions de rand sudafricain, soit 63 millions de dollars pour corruption dans un contrat opaque signé avec l’entreprise publique sudafricaine, Transnet en 2012

A une année de la présidentielle française, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Emmanuel Macron. En effet, au moment où sa rivale, Marine Le Pen, est donnée largement favori dans plusieurs villes de France pour les élections régionales, c’est désormais son propre cabinet de conseil, McKinsey, qui est dans la tourmente pour la énième fois.

Lecourrier-du-soir.com a ainsi appris ce 27 mai du média américain Bloomberg que le cabinet McKinsey qui a été au cœur de la stratégie vaccinale du gouvernement français a été condamné à une lourde amende de 63 millions de dollars par la justice sudafricaine pour corruption.

Pour nous assurer que la source est fiable, notre média est allé vérifier l’information auprès de plusieurs médias sudafricains dont Business Live. D’après cette source, le cabinet américain McKinsey a été condamné pour avoir passé un contrat très opaque avec Transnet, entreprise publique sudafricaine.

« McKinsey a condamné à une amende de 573 millions de dollars en février 2021 »

Il convient de souligner que ce n’est pas la première fois que le cabinet de conseil de Macron se fait condamner pour corruption. En effet, en février, McKinsey avait été condamné par la justice américaine à payer une amende de 573 millions de dollars pour fraude dans la crise des opioïdes qui avait fait 52 000 morts aux Etats-Unis.

L’information avait été révélée par le média américain, le New York Post. D’après cette source qui revient sur les causes de cette énorme sanction infligée à McKinsey, le cabinet choisi par Emmanuel Macron a aidé le géant pharmaceutique Purdue Pharma à booster ses ventes d’OxyContin alors que le médicament faisait des ravages aux Etats-Unis.

“Au cœur des 15 ans de relation entre McKinsey et Purdue, il a été question pour le cabinet américain de mettre en place une stratégie ayant pour but de relancer les ventes d’OxyContin en ciblant les médecins, c’est-à-dire ceux qui publiaient des grands articles scientifiques faisant l’éloge du médicament”, explique le New York Post.